Renforcement du système d’alerte précoce des nappes souterraines dans l’Androy
Face aux épisodes récurrents de sécheresse dans le Grand Sud, les acteurs du secteur Eau, Assainissement et Hygiène (EAH) renforcent les mécanismes de suivi des nappes souterraines dans la région Androy. Un atelier organisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a permis de consolider les réflexions autour d’un système d’alerte précoce visant à anticiper les crises hydriques et à améliorer la résilience des populations vulnérables.
Le 29 avril 2026, l’UNESCO a organisé dans la région Androy un atelier consacré au système de suivi et d’alerte précoce (SAP) des nappes souterraines face aux risques de sécheresse. Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet PBF « Changement climatique, Paix et Sécurité », mis en œuvre par plusieurs agences des Nations Unies, notamment le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), l’UNESCO et l’Organisation internationale pour les migrations (IOM), sous la coordination du Ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène (MEAH), de l’Autorité Nationale de l’Eau et de l’Assainissement (ANDEA) et du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD).

L’atelier a réuni plusieurs acteurs institutionnels et partenaires techniques, dont la Préfecture d’Ambovombe, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Save the Children, CARE, Ran’Eau, Catholic Relief Service (CRS), la Direction Régionale de l’Environnement et du Développement Durable (DREDD) Androy, les communes rurales concernées ainsi que différentes organisations communautaires et structures techniques locales.
Les échanges ont principalement porté sur les mécanismes permettant d’identifier rapidement les signes annonciateurs de la baisse des eaux souterraines dans les communautés vulnérables. Les participants ont partagé les principaux indicateurs observés sur le terrain, notamment la diminution progressive du niveau d’eau dans les puits et forages, les difficultés croissantes d’accès à l’eau ainsi que les impacts de la sécheresse sur les moyens de subsistance des populations.
L’atelier a également mis en avant l’importance de la remontée rapide des données communautaires afin d’améliorer les capacités d’anticipation des crises hydriques. Des travaux de groupes ont permis d’identifier plusieurs pistes d’amélioration, parmi lesquelles la mise en place d’un système communautaire de code couleur pour signaler les situations critiques liées à la raréfaction des ressources en eau.

Les discussions ont souligné la nécessité de renforcer la coordination entre les acteurs du secteur EAH et d’améliorer la transmission régulière des données vers les structures techniques compétentes. Le développement d’un SAP efficace contribuera à une meilleure anticipation des risques liés à la sécheresse, tout en appuyant la prise de décision des autorités et partenaires intervenant dans les zones vulnérables.
Dans une région fortement exposée aux effets du changement climatique, ce dispositif représente un levier important pour renforcer la résilience des communautés face aux crises d’accès à l’eau.
À l’issue de l’atelier, les organisateurs ont annoncé la tenue d’une prochaine session en 2027 consacrée à la livraison officielle de l’outil de suivi et d’alerte précoce ainsi qu’au renforcement des capacités des acteurs sur son utilisation. Cette étape permettra aux partenaires et structures communautaires de mieux maîtriser les outils de suivi des nappes souterraines et d’améliorer les mécanismes locaux de prévention et de gestion des risques liés à la sécheresse.

