Regards croisés des jeunes sur la Gestion de l’Hygiène Menstruelle

Le pS-Eau, avec l'appui de l’ONG Ran’Eau, a organisé une rencontre d’échanges en ligne afin de permettre aux jeunes de plusieurs pays d’échanger sur la gestion de l’hygiène menstruelle.

Le 22 novembre, des membres de l’association des Étudiants membres de la médiathèque de Ran’Eau et des étudiantes de l’Université de Fianarantsoa ont participé en ligne à une rencontre avec d’autres jeunes pour échanger sur un sujet encore trop tabou: la gestion de l'hygiène menstruelle et ses conséquences sur nos réseaux d'eau, d'assainissement mais aussi notre santé et notre environnement.

Cette rencontre est à l’initiative du Parlement des Jeunes pour l’Eau de l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse et de son groupe dédié à la question de la gestion de l’hygiène menstruelle désireux de confronter plusieurs réalités dans différents pays.

 

Des réalités diverses qui montrent des difficultés persistantes

Après un tour de table permettant à chacun de se présenter, la discussion a ensuite abordé la réalité concrète que vivent les personnes menstruées dans les différents pays représentés, à savoir: Bénin, Burkina Faso, Cameroun, France, Madagascar et Sénégal.

Les jeunes ont évoqué des difficultés d’accès à l’information, notamment car le sujet reste tabou et il est impossible de l’aborder dans un cadre non-mixte ; la transmission entre générations est parfois inexistante et la désinformation sur le sujet des règles persiste. Les difficultés d’accès à des lieux adaptés et sécurisés, particulièrement sur les campus universitaires, sont nombreuses et véritablement limitantes : pas ou peu de toilettes qui ferment, localisation trop éloignée, absence de poubelles et de lavabos, localisation contraignante des points de vente de protections hygiéniques, etc. Enfin, les jeunes ont aussi présenté les difficultés d’accès à des protections adaptées, abordables et de qualité.

Les impacts sur la santé, l’environnement, la sécurité, l’accès à l’éducation et au travail, la sécurité sont nombreux et discriminent fortement les personnes menstruées.

De nombreuses pistes de solutions

Les jeunes des différents pays ont envisagé plusieurs solution  au fur et à mesure de l’échange, parmi elles:

  • sensibilisation dès l’école primaire ;
  • formation de personnes ressources dans les établissements scolaires ;
  • nécessité d’inclure les hommes dans les discussions au vu de la place qu’ils occupent dans certaines sociétés ;
  • favoriser les échanges intergénérationnels ;
  • construction de latrines et douches adaptées ;
  • initiatives de production de protections durables et de qualité, mais également adaptées à l’utilisation ;
  • etc.

Une des suites à donner envisagée à cette rencontre est la réalisation d’une fresque sur la gestion de l’hygiène menstruelle