Grand Sud : l’approche WASH-Ser pose les bases de services d’eau plus durables et mieux coordonnés

Les régions Anôsy, Androy et Atsimo-Andrefana sont confrontées à des contraintes structurelles qui fragilisent durablement l’accès à l’eau potable. Pour répondre à ces défis, le Ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène (MEAH), avec l’appui de l’UNICEF Madagascar et l’assistance technique de l’Institut Suédois de Recherche Environnementale (IVL), met en œuvre l’approche WASH-Ser (WASH Service Delivery Model), un outil d’analyse et d’amélioration des modèles de fourniture de services d’eau.

L’atelier a réuni les DREAH, les collectivités territoriales, les partenaires techniques et financiers ainsi que plusieurs organisations nationales et internationales intervenant dans ces trois régions du Grand Sud. Les réflexions ont porté sur trois modèles de fourniture de services d’eau en milieu rural : les Pompes à Motricité Humaine (PMH), les systèmes à usages multiples (MUS) et les grandes adductions d’eau par canalisation (pipelines). Répartis en quatre groupes de travail, les participants ont analysé les forces et les limites des dispositifs existants, identifié les responsabilités des différents acteurs et défini les conditions nécessaires à une meilleure gouvernance des services. Les échanges ont également été enrichis par la présentation de la Politique Nationale de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène (PNEAH) et par le partage d’expériences de l’ONG Madavance sur les bonnes pratiques en milieu rural.

L’un des principaux résultats de l’atelier réside dans l’élaboration de plans d’actions concertés fondés sur les priorités identifiées par l’ensemble des parties prenantes. Ces feuilles de route constituent désormais des outils stratégiques pour renforcer la qualité, la continuité et la durabilité des services d’eau dans le Grand Sud. Au-delà des recommandations techniques, l’approche WASH-Ser a permis de développer une compréhension commune des défis, de clarifier les rôles des institutions et des fournisseurs de services et de consolider la coordination entre les acteurs du secteur.

Dans un contexte marqué par les effets du changement climatique et la vulnérabilité des populations rurales, cette démarche favorise l’émergence de modèles de gestion plus résilients, mieux adaptés aux réalités locales et reproductibles à plus grande échelle. Elle constitue ainsi une étape importante vers une gouvernance plus efficace et un accès durable à l’eau potable pour les communautés du Grand Sud de Madagascar.